Du 10 juin 2009 au 31 juillet 2009

Après le voyage initiatique d’est en ouest de Luo Dan avec ses images chinoises empreintes de la poésie
du quotidien, la galerie Taïss choisit de présenter un nouvel opus photographique sur les Etats-Unis ; un
regard temporel tout à la fois dans le présent et dans le passé et orienté dans l’espérance d’un futur.
Des milliers d’images submergent notre mémoire collective portant la trace de clichés noir et blanc ou tout
en couleur. Ils symbolisent une époque. Alors aujourd’hui que l’Amérique a répondu au slogan « Yes, we
can », quels seront les clichés de demain ? Que faudra-t-il montrer et retenir ?
L’exposition Must Move nous interroge, nous perturbe. Manolo Chrétien nous propose un autre regard
avant d’imaginer la suite. Il nous emmène dans son univers loin des clichés présentant une Amérique gagnante.
Il immortalise des no mans’ land pollués, où la nature tente de reprendre le dessus après avoir été
saccagée.
« Must move ». Cette inscription découverte sur les vitres d’une vieille maison en vente à League City au
Texas, est le fil rouge de cette exposition, symbole de l’histoire de la création progressive des Etats-Unis et
de son peuple.
De 2001 à 2008, il parcourt les Etats-Unis et puise dans la démesure : Texas City et son univers de raffineries
de pétrole à perte de vue, ses « highways », New York et ses « aluminations », Tucson et ses immenses
cimetières d’avions.
Dans son dernier volet américain, l’artiste s’invente une « insolitude » ; un voyage réel en duo virtuel avec un
mannequin en carton de Barack Obama tout juste élu. Il décide d’isoler ce personnage dans des décors insolites,
nous rappelant l’atmosphère des peintures d’Edward Hopper, comme si tout le système de vie américain
ultra-consumériste se trouvait soudainement figé, illustrant la désuétude d’un pays en souffrance.
Manolo Chrétien photographie, enregistre et écoute. Lors de ses errances, il capte les images et les bruits
qui l’entourent, s’enivre du son électrisant de groupes comme Massive Attack, Archive, Portishead, Radiohead,
Tuxedomoon…
La scénographie sur les trois niveaux de la galerie présente le mixage de ces différents sens : diffusion
sonore, projection vidéo, et tirages sur aluminium brossé.
Catherine Mallet
http://www.taissgalerie.com

Après le voyage initiatique d’est en ouest de Luo Dan avec ses images chinoises empreintes de la poésie
du quotidien, la galerie Taïss choisit de présenter un nouvel opus photographique sur les Etats-Unis ; un
regard temporel tout à la fois dans le présent et dans le passé et orienté dans l’espérance d’un futur.
Des milliers d’images submergent notre mémoire collective portant la trace de clichés noir et blanc ou tout
en couleur. Ils symbolisent une époque. Alors aujourd’hui que l’Amérique a répondu au slogan « Yes, we
can », quels seront les clichés de demain ? Que faudra-t-il montrer et retenir ?
L’exposition Must Move nous interroge, nous perturbe. Manolo Chrétien nous propose un autre regard
avant d’imaginer la suite. Il nous emmène dans son univers loin des clichés présentant une Amérique gagnante.
Il immortalise des no mans’ land pollués, où la nature tente de reprendre le dessus après avoir été
saccagée.
« Must move ». Cette inscription découverte sur les vitres d’une vieille maison en vente à League City au
Texas, est le fil rouge de cette exposition, symbole de l’histoire de la création progressive des Etats-Unis et
de son peuple.
De 2001 à 2008, il parcourt les Etats-Unis et puise dans la démesure : Texas City et son univers de raffineries
de pétrole à perte de vue, ses « highways », New York et ses « aluminations », Tucson et ses immenses
cimetières d’avions.
Dans son dernier volet américain, l’artiste s’invente une « insolitude » ; un voyage réel en duo virtuel avec un
mannequin en carton de Barack Obama tout juste élu. Il décide d’isoler ce personnage dans des décors insolites,
nous rappelant l’atmosphère des peintures d’Edward Hopper, comme si tout le système de vie américain
ultra-consumériste se trouvait soudainement figé, illustrant la désuétude d’un pays en souffrance.
Manolo Chrétien photographie, enregistre et écoute. Lors de ses errances, il capte les images et les bruits
qui l’entourent, s’enivre du son électrisant de groupes comme Massive Attack, Archive, Portishead, Radiohead,
Tuxedomoon…
La scénographie sur les trois niveaux de la galerie présente le mixage de ces différents sens : diffusion
sonore, projection vidéo, et tirages sur aluminium brossé.
Catherine Mallet
http://www.taissgalerie.com


